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lundi 27 août 2018

Hartmannswillerkopf - Le monument aux diables du 152e Régiment d'Infanterie

La construction de ce monument imposant en bronze, face à la plaine d’Alsace, fut une prouesse. Voir son histoire ICI.
L'éperon, culminant à 956 m, fut l'objet de durs combats en 1915. Il domine Watwiller, Hartmannswiller, Cernay et, plus loin, Mulhouse.












vendredi 24 mai 2013

Royan, front de mer


Après un siège de 7 mois durant l'hiver 44/45, Royan se retrouve exsangue et quasiment rasée. Elle sera reconstruite dans les années 50 dans un style très spécifique.

Je ne peux m'empêcher de comparer avec la ville de Toul, de taille analogue, que l'on a reconstruite en créant une place ronde avec des bâtiments en rond tout autour, à laquelle on accède par 4 rues perpendiculaires.

À Royan, la rotondité s'imposait par la forme de la plage (la Grande Conche)avec un axe central, le boulevard Aristide Briand qui y débouche et relie le bord de mer au marché central, tout rond également.







jeudi 5 juillet 2012

Jeanne à Chinon

Après la petite bergère (qu'elle n'était pas) orante à Domrémy dans les Vosges, le départ héroïque de Vaucouleurs dans la Meuse, Jeanne arrive à Chinon dans l'Indre et Loire, après une chevauchée d'une dizaine de jours. Là, alors qu'elle y rencontre le futur Charles VII au château avant de partir à la tête d'une armée vers Orléans, elle est représentée (place Jeanne d'Arc) fougueuse sur un cheval piétinant ses victimes anglaises.

Une représentation certes pompeuse de l'artiste Jules Roulleau, mais à replacer dans le contexte de l'époque où elle a été fondue, celle de l'annexion de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine. On allait voir ce qu'on allait voir et bouter le Teuton de chez nous comme elle avait bouté l'Anglais ! Mais le Roulleau, mort deux ans plus tard, il n'a pas vu !







samedi 2 juillet 2011

Château de Bussy-Rabutin (21)

Niché au fond d'un vallon à l'abri des regards indiscrets, le château fut le lieu d'exil de l'auteur de "l'histoire amoureuse des Gaules", œuvre qui lui valu la disgrâce de Louis XIV. Sa visite ne manque pas d'intérêt.


Cadran solaire, côté cour

Côté jardins à la Française











Les enfants de Saint Nicolas dans la chapelle

De magnifiques tilleuls


Le visiteur a droit à un concert gratuit de grenouilles vertes

L'intérieur du pigeonnier

(Photos du 23 juin 2011)

mercredi 30 septembre 2009

Des histoires de Normandes

Épisode 1 : La belle Arlette


Il est en Normandie au sud de Caen, un endroit joli et accidenté qu'on nomme Suisse Normande. Là, près de Falaise, coule un ruisseau dans un endroit escarpé nommé val d'Ante.

En l'an 1027, la belle Arlette y lavait le linge dans une fontaine.
Un jour alors que la demoiselle s'afférait, le bliaut retroussé, le jeune Robert, fils de Richard II, passa sur son cheval.
Que croyez-vous qu'il arriva ? Il en tomba illico sous le charme et chaque jour, de la fenêtre de son donjon reluquait la belle. Il la désira.
Demanda "moult affectueusement" à son père de l'avoir pour "amie".
D'abord en colère et stupéfait, mais sage, le père riche tanneur conseilla à sa fille de décider elle-même.
Elle refusa cependant d'être conduite secrètement au château et, vêtue de beaux vêtement neufs, arriva à cheval au château et se fit baisser le pont levis pour entrer par le grand portail.
"Et quand vint le temps que nature requiert, Arlette eut un fils nommé Guillaume".
Qu'on appellera Guillaume le Bâtard.
Un poème d'Alphonse Leflaguais (1830) raconte cette épopée de manière désuète mais charmante !


Épisode 2 : Mathilde


1047.
Le jeune Duc Guillaume vient de gagner la bataille de Val-es-Dunes et de rétablir ainsi l'ordre dans son duché où les Bourguignons avaient semé la pagaille.
Il demande la main de son arrière-cousine Mathilde de Flandres qui déclare : "J'aimerais mieux être nonne voilée que donnée à un bâtard !"
Fou d'amour et de rage, le duc éconduit fonce à Lille chez Mathilde et, d'après la Chronique de Tours, il l'empoigne par les nattes et la traine autour de sa chambre, la roue de coups de pieds puis s'enfuit au galop, laissant pantoise la cousine !
Subjuguée, Mathilde consent au mariage qui est célébré malgré l'opposition papale.
Guillaume va faire de Caen sa seconde capitale (après Rouen) en y construisant sa résidence vers 1050. Le pape Léon lèvera son excommunication dix ans plus tard à condition que les époux construisent deux monastères en pénitence : l'Abbaye aux Dames où repose encore la "Reine Mathilde" et l'abbaye Saint Étienne dite "Abbaye aux Hommes" où Guillaume sera inhumé après sa mort à Rouen en 1087. Sa tombe sera saccagée par les protestants lors des guerres de religion. Ses ossements furent dispersés et seul un fémur sera conservé par les moines.
Guillaume deviendra roi d'Angleterre après la bataille de Hastings (1066).
Mathilde sera sacrée Reine en 1068. On dit qu'ils furent heureux et que Guillaume fut fidèle à sa petite femme (elle ne mesurait qu'1,25m), le seul Duc dont on ne connaît aucune maîtresse ni aucun enfant illégitime !