lundi 9 mars 2009

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Béatrice... de Namur !

(Copie du message du jeudi 19 juin 2008)

De passage par la Belgique, l'autoroute nous laisse à peine deviner le paysage et le trajet est monotone. Comme il va bien falloir déjeuner, nous décidons de faire étape à Namur.
Un peu de temps à perdre nous permet de découvrir cette belle grande ville fleurie, animée en ce dimanche matin par une course à pied. Nous nous dirigeons à l'intuition vers la Meuse… qui est logiquement en bas de la ville. Ma soeur, craignant de se perdre, se désole de ne pas trouver de plan et devant l'Office du Tourisme qu'il vienne tout juste de fermer.

Quand surgit Béatrice !

"- Vous la trouvez comment ma ville ?"
C'est le commencement d'une longue conversation. Le personnage est sympathique et folklorique, son accent délicieux. Elle nous propose qu'on lui fasse en cadeau d'anniversaire (le dernier des années en 5- ) le plaisir de monter avec elle à la citadelle (Ha ! ce Vauban ! Ha, le Baron Coehoorn !) Et nous voici tous les cinq dans une vieille Volvo brinquebalante parfumée au tabac, notre truculent guide au volant. Expressions imagées, détails sur sa vie, explications du panorama, commentaires sur le coût de l'immobilier dans la ville Haute, tout se mêle dans une conversation où le silence n'a pas la moindre place !

Enfin, Béatrice nous dépose là où elle nous a chargés un peu moins d'une heure auparavant, nous faisant promettre de lui envoyer une petite carte quand on ira à l'étranger ou à "Trifouilis-les-Béguines", pour le timbre !

Lycée d'Hirson (Aisne)

(Copie du message du dimanche 15 juin 2008)

Non, ce n'est pas quelque part au fin fond de la Pologne, mais le lycée de ma jeunesse, tel que je l'ai retrouvé vendredi, 44 ans plus tard !
Imaginez l'émotion que j'ai pu ressentir devant un tel délabrement, même si j'y fus très malheureuse pendant trois années d'internat interminables !

Côté cour...



... entrée des internes !

En Dordogne

(Copie du message du 3 juin 2008)

Dimanche 25 mai, sur la RN21, la pluie tombait avec une intensité et une continuité exceptionnelles.
Mais peut-être était-ce la barrière du temps que je franchisais ?
Sinon, pourquoi en vue de la pancarte "La Coquille" mon cœur battait-il si fort, comme si ceux qui vécurent là et dont j'étais venue chercher les traces, m'attendaient sur le pas de leur porte ?
Eux, ce sont Faye et Pierre, respectivement mon grand-père et son propre père, morts depuis longtemps !


Dans de vieux registres d'état-civil jaunis, de belles écritures à l'encre sépia sont les seules traces d'une famille nombreuse qui vécut certainement des temps rudes et impitoyables mais probablement aussi des moments de bonheur simples et intenses.

Quoi qu'ait pu faire Pierre dont la vie paraît tumultueuse et qui finit probablement ses jours dans la solitude, je lui rends un bienveillant hommage.



Puyroux : c'est dans ce quartier isolé que Pierre est mort en 1926, dans une maison qui ressemblait peut-être à celle-ci !

vendredi 6 mars 2009

jeudi 5 mars 2009

Bercy

De beaux contrastes entre la cour Saint Émilion et, de l'autre côté de la Seine, la bibliothèque François Mitterrand.





Un peu de Lorraine dans une des 21 statues des enfants du monde de Rachid Khimoune du parc de Bercy.





Passerelle Simone de Beauvoir











lundi 2 mars 2009

Quelles belles trognes !

Dans les régions de bocage où il y a peu de forêts, on coupe régulièrement les arbres assez courts et on les élague, afin de favoriser une repousse abondante qui fournira plus de bois de chauffage. Ça remplace le traitement en taillis. Ils acquièrent au fil des décennies des silhouettes étranges, caractéristiques, noueuses et tordues, un peu fantastiques.

Il y a ainsi les arbres têtards de Vendée. En Bretagne, ce sont des ragosses, auxquelles le maintient d'un tire sève donne un air curieux.
On les appelle " trognes " dans le Perche, comme dans ce bel alignement photographié par E, et moi, leurs trognes, je les trouve belles !





Ragosses près de Rennes (1998)