lundi 23 septembre 2019

Colette

Une femme exceptionnelle, très libre, et même libertine, que j'admire. Une auteure remarquable découverte au travers des "Claudine" dans la bibliothèque familiale, alors que j'étais adolescente et dont j'aime lire et relire les œuvres.
Une fresque en cours de réalisation, lui rend hommage rue Didot, Parie 14e.
Le Mag, supplément de l'Est Républicain, présentait en Une ce dimanche cette jolie photo où elle affiche un air mutin qui lui va bien.
Sa tombe, au cimetière du Père Lachaise, attire de nombreux visiteurs. Elle qui aimait tant la nature, et avait une bonne connaissance en botanique, je ne suis pas certaine qu'elle apprécierait les fleurs artificielles !







Paris, art nouveau (Boulevard Raspail)

Les Trois Âges de la vie : l'amour, la maternité et la mort, sur la façade du 276 boulevard Raspail 14e arrondissement.
Emile Derré sculpteur - 1904






lundi 29 juillet 2019

mardi 16 avril 2019

Notre Dame

La reverrai-je ainsi ?






Notre-Dame de Paris / Gérard de Nerval Odelettes (1853)

Notre-Dame est bien vieille : on la verra peut-être
Enterrer cependant Paris qu’elle a vu naître ;
Mais, dans quelque mille ans, le Temps fera broncher
Comme un loup fait un bœuf, cette carcasse lourde,
Tordra ses nerfs de fer, et puis d’une dent sourde
Rongera tristement ses vieux os de rocher !

Bien des hommes, de tous les pays de la terre
Viendront, pour contempler cette ruine austère,
Rêveurs, et relisant le livre de Victor :
— Alors ils croiront voir la vieille basilique,
Toute ainsi qu’elle était, puissante et magnifique,
Se lever devant eux comme l’ombre d’un mort !

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Notre-Dame de Paris / Victor Hugo (1831)

Tous les yeux s’étaient levés vers le haut de l’église. Ce qu’ils voyaient était extraordinaire. Sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles, une grande flamme désordonnée et furieuse dont le vent emportait par moments un lambeau dans la fumée. Au-dessous de cette flamme, au-dessous de la sombre balustrade à trèfles de braise, deux gouttières en gueules de monstres vomissaient sans relâche cette pluie ardente qui détachait son ruissellement argenté sur les ténèbres de la façade inférieure. À mesure qu’ils approchaient du sol, les deux jets de plomb liquide s’élargissaient en gerbes, comme l’eau qui jaillit des mille trous de l’arrosoir. Au-dessus de la flamme, les énormes tours, de chacune desquelles on voyait deux faces crues et tranchées, l’une toute noire, l’autre toute rouge, semblaient plus grandes encore de toute l’immensité de l’ombre qu’elles projetaient jusque dans le ciel. Leurs innombrables sculptures de diables et de dragons prenaient un aspect lugubre. La clarté inquiète de la flamme les faisait remuer à l’œil. Il y avait des guivres qui avaient l’air de rire, des gargouilles qu’on croyait entendre japper, des salamandres qui soufflaient dans le feu, des tarasques qui éternuaient dans la fumée. Et parmi ces monstres ainsi réveillés de leur sommeil de pierre par cette flamme, par ce bruit, il y en avait un qui marchait et qu’on voyait de temps en temps passer sur le front ardent du bûcher comme une chauve-souris devant une chandelle.

Sans doute ce phare étrange allait éveiller au loin le bûcheron des collines de Bicêtre, épouvanté de voir chanceler sur ses bruyères l’ombre gigantesque des tours de Notre-Dame.



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Notre-Dame : Théophile Gautier / Recueil : La comédie de la mort (1838)

mardi 1 janvier 2019

Saint-Malo

Où le KASKELOT, ancien bateau danois, devient LE FRANÇAIS.











mercredi 5 décembre 2018

vendredi 30 novembre 2018

Pastel de nata / Pastéïs de nata

Petites tartes à la crème, plus ou moins discrètement aromatisée de cannelle, dans un fond de pâte feuilletée. Spécialité de Belém, où il faut être patient pour en acheter. Il est plus facile de s'en procurer à Lisbonne. Tiède, c'est un délice qu'on savoure en 3 bouchées.

Notre fabriquant vosgien de surgelés (Thiriet) en vend de délicieux, à cuire, par 4, et pas plus chers que là-bas. Et s'il manque l'ambiance portugaise pour les déguster, on ne va pas bouder notre plaisir... avec un doigt de bon Porto.


La boutique à Belém.

Pastel-café au jardin tropical de Belém

Fabrication à Lisbonne

Y en a plein…

... il se fait tard, y en n'a plus beaucoup !