samedi 30 avril 2011

Ex aérium d'Osse-en-Aspe

(Photo du 23 avril 2011)

C'est avec quelques difficultés et beaucoup d'émotion que j'ai retrouvé, bien caché dans la verdure, l'aérium de mon enfance souffreteuse ! Si un établissement médical existe encore à Osse, signalé sur les cartes, il est fléché très discrètement dans le villagesous la dénomination d' "abri montagnard". C'est en réalité un lieu d'accueil pour autistes.
Un vieux monsieur qui s'en souvenait en tant qu'aérium, nous a indiqué la direction à prendre en nous faisant un signe comme quoi les pensionnaires actuels n'étaient pas très "nets", comme on dirait délicatement en Lorraine en laissant sous-entendre que ce sont des fous, ce qui n'est pas du tout le cas !


J'ai conté ici mes souvenirs merveilleux et plus ou moins fidèles.
L'Abri Montagnard.
Groupe facebook.

56 commentaires:

  1. j y suis alle etant gamin que de mauvais souvenirs les monitrices etaient vraiement mechantes elles nous gavaient a table et le soir nous battaient dans le dortoir aujourd hui ces traitements les auraient envoyees en prison

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    1. quand je raconte se qu'il si passer on ne me croie pas.la au moins je voie que je ne suis pas le seul a l'avoir vécu..

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    2. j'y suis allé en 1970 ou 1971 et effectivement nous avions droit à la fessée le soir avant le coucher

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    3. deux annee de suite le truc qui m'avez choqué l'épouillage et si tu en avais tondeuse je me souviens de 2 soeur tondue franchement j'avais qu'une envie me barrer mes la rochelle c'été loin

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  2. Moi aussi j'ai fait des séjours de 3 mois, l'été, 4 années de suite à l'aerium d'osse en aspe. Je me souviens des repas du soir où je restais seule dans le réfectoire, juste une lumière, pour que je finisse mon assiette ! La Directrice de l'époque était gentille (Melle Caillaud) mais les monitrices l'étaient moins. J'ai appris à faire mon lit au carré, si le lit était mal fait on recevait une claque et le matelas était mis par terre avec les couvertures.Je me suis souvent trouvée mal en attendant l'appel qui avait lieu débout souvent dehors en plein soleil. J'ai souvent pleuré le soir, J'avais 5 ans la première année.

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    1. je suis une ancienne enfant d'Osse-en-Aspe j'ai fait deux séjours deux quatre mois plus une prolongation de 15 jours cela étais très sévère mais j’étais très bien je n'ai que des bons souvenir j'ai eu 8 ans et 9ans la bas passée deux noël la directrice de l'époque Melle cayon

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  3. C'était effectivement très sévère et j'ai aussi appris à plier soigneusement mes vêtements sur ma chaise et à faire les coins du lit ! mais je n'ai pas souvenir d'une telle méchanceté... ni du nom de la directrice.

    C'était en quelle année ?

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  4. J'étais à l'aérium d'Osse en Aspe en 1949,50, 51,52.Je me souviens de la tenue d'été : short bleu marine et chemisette à petits carreaux. Le terrain de jeux était grillagé sur les côtés, mais également sur le dessus (à cause des aigles..)Puisque nos parents étaient au Ministère de l'Intérieur, c'était des assistantes sociales qui nous accompagnaient par le train.. Je pleurais au départ de Paris, mais pleurais aussi en quittant Osse en Aspe, ce qui prouve que malgré la sévérité on y était pas si mal.

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  5. j'étais à Osse-en-Aspe plusieurs séjour cela étais très sévère une très forte discipline mais je n'ai jamais vue des enfants battus la monitrice des garçons étais à la limite de la méchanceté elle s’appelait Jeanine celle des filles Mlle Annie la dame du réfectoire Mlle Malou la secrétaire Mlle marie les enfants n'étaient pas toujours agréable mis nous étions bien j'ai beaucoup pleurée l osque je suis partie je me suis fait une amie berna dette

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    1. bonjour, ma sœur qui s'appelait Bernadette était à l'aérium en 56-57-58 (?). Y étiez-vous à cette époque ? Elle était des Landes. Merci de me répondre.

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    2. Non, pas ces années là mais plus anciennement : j'y étais en 1954.

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    3. impressionnant cela fait si longtemps que je n'avais plus entendu ce nom de mlle Malou . Que de souvenirs me remonte !! comme la purge berk que de larmes devant ce bol du matin!!! j'avais 4ou 5 ans

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  6. C'est étrange de lire ces témoignages car j'ai fait un séjour dans cet aérium à l'âge de 12 ans dont je n'ai pas gardé que de bons souvenirs. J'en étais arrivée à penser que certains faits étaient le fruit de mon imagination; les repas étaient un cauchemard, les monitrices ouvraient et se servaient dans les colis envoyés par les parents... nous ne pouvions pas nous plaindre à nos parents car nos lettres étaient lues avant d'être expédiées.
    Fany

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  7. Anonyme 30 novembre 2011 21:40

    Pour répondre à ton commentaire je citerais un petit garçon qui s'appelait Rémy et pour qui l'heure des repas devait être un calvaire. Pour moi aussi ça l'était et je mangeais très lentement pour ne pas subir le même traitement que lui? ça je m'en souviens bien
    Fany

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  8. Bonjour ! j'avais 11 ans lorsque j'ai fait un séjour de 3 mois, sur deux années consécutives, en 1959 et 1960.Cette période de ma vie, m'a beaucoup marqué. C'était très sévère, au niveau des repas surtout, les poids cassés et le riz au lait ( affreux ) le soir on ne pouvais pas boire beaucoup, alors en se lavant les dents, on trichait. La sous directrice s'appelait, mademoiselle Blesmail, qui s'en souvient ? elle était gentille. on nous forçait à manger, j'ai plein de souvenirs des bons aussi. J'aimerais correspondre avec quelqu'un qui y séjournait à la même période. Je suis sur faceboock : josette lamboley

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    1. Bonjour, je suis allée à Osse fin 1970 j'y ai fêté mes 8 ans et mon 1er Noël sans ma famille.J'ai de bons et moins bons souvenirs surtout car ma famille était à 700 km, mais jamais de mal traitance. Je me souviens du retour avec accompagnateurs en train, j'habitais dans le Loiret.Ironie du sort je vis à 50 km de là. Je m'appelle Samia.

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    2. Pratiquement les mêmes souvenirs, donc. Moi, je venais de Paris.

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  9. J'y suis allé un peu plus tard , en 1967 je pense , et j'ai gardé très peu de souvenirs , mais un m'a particulièrement marqué , lorsqu'une méchante ( ils et elles n'étaient pas très cool à l'époque ! Plutôt autoritaires !) femme m'avait enfermé toute une nuit dans un placard pour me punir d'une insignifiante bêtise de gamin ...Les brimades et les humiliations étaient monnaie courante , mon petit frère qui était avec moi lors de notre séjour pleurait souvent aussi ; je me souviens aussi que nos "gardiennes" nous dictaient quasiment les lettres que l'on envoyait à nos parents disant que l'on mangeait bien , que nos activités nous plaisait et que le personnel s'occupait très bien de nous et surtout il fallait convaincre que nous étions heureux de ces "vacances" !...

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    1. Il y a beaucoup de témoignages dans ce sens ! Je crois qu'il y a eu des périodes plus difficiles que d'autres.

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  10. C'est dingue mais en voyant la photo de cette grosse bâtisse , j'ai une impression de déjà vu , de familier ! C'est incroyable ! Je n'aurai jamais pensé que des souvenirs de de 48 ans pouvaient revenir comme ça !!!

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    1. Moi de même, j'ai 67 ans et cette batisse je l'ai reconnue, j'y ai séjourné en 1954 et 1955 (à 5 et 6 ans), je me souviens de la sévérité de la Directrice, qui était coiffée d'une natte repliée sur la tête, des douches froide lorsqu'on faisait des bêtises, du lit au carré, du préau où l'on jouait et du gavage aux repas où il fallait absolument finir son assiette. J'y suis retourné par curiosité il-y-a quelques années, c'est maintenant un refuge de montagne pour autistes. Ce n'appartient plus au Ministère de l'Intérieur comme jadis, quand c'était un Aérium.

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    2. Même année que moi (54), même âge, mêmes souvenirs. Mais c'était une section "filles", sinon, on aurait pu se croiser !

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  11. J ai fait 2 sejours de 3 mois dans cet aerium, je n'ai pas de bons souvenirs car j étais une enfant timide et peureuse.je me souviens de la periode où nous etions isolés dès notre arrivée dans un petit pavillon, nous avions droit aux purges et aux aerosols puis ensuite nous passions dans le grand bâtiment. Quelle horreur ces gavages .matin, , midiet soir, je restais souvent devant mon assiette et je pouvais rester des heures et je finissais donc mon repas sous la contrainte. Je me souviens des douches communes, et d une fessée car je ne voulais pas mettre ma tête sous l eau, des dortoirs, du manque de tendresse, de malou une dame qui me paraissait très vieille et dont on nous disait qu'elle avait tuer un ours à mains nues!!!!! Certains enfants étaient heureux, mais moi j en ai gardé un tres mauvais souvenir. Le personnel d encadrement n était pas formé à accueillir des enfants qui restaient tres longtemps loin de leurs parents, et nous ne pouvions nous plaindre car notre courrier etait dicté et surveillé.

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  12. bonjour
    j'ai eu beaucoup de mal a retrouver le preventorium
    j y ai fait deux sejours de 6 et 9 mois en 1961 et 1962...
    tres tres dur....eau chaude salée....les fumigations....les brimades.....a 6 ans ca forge le caractere!!!

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  13. Chauvin Paulette8 août 2015 à 18:01

    Je suis aujourd'hui une personne âgée, mais je garde le souvenir de mes séjours a l'Abri Montagnard de 1937 à 1943 à raison de 3 mois par an. J'avais 4 ans lors de mon premier séjour et il m'arrive encore de faire des cauchemars .Les années qui ont suivi n'ont pas été meilleurs. Au repas du soir nous n'avions pas à boire. Un soir une monitrice a vu que je buvais de l'eau en me lavant les dents. Elle m'a mise à genoux au pied de mon lit un très long moment. J'ai tant pleuré... ma détresse était immense; Seule l'institutrice Melle DULAC et une monitrice Melle MORENO étaient faites pour s'occuper d'enfants en souffrance. Une autre fois au Pavillon pour une histoire de jouet on m'a enfermée dans la chambre froide quelques instants qui m'ont paru une éternité..J'ai aussi le souvenir de la directrice qui s'appelait Melle SAVAGNAC une femme rigide et peu tendre Parfois j'ai cru que j'avais rêvé mais les commentaires que j'ai lus ont conforté ma mémoire. Merci

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    1. Merci pour ce témoignage.
      Beaucoup de mauvais souvenirs !

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    2. Merci pour la visite sur mon blog !

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    3. Moi j'y était en hiver 1957. je ne me souviens plus des noms, mais je me souviens que nous étions 15 jours en petit pavillon, avant c'intégrer le grand pavillon.Je me souviens de l'huile de foie de morue le matin, des repas que nous devions terminer, d'une dama très gentille, mais une autre de type espagnole que me broyait la main quand nous partions en ballade. Je n'osais rien dire mais cela m'a marqué

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    4. Merci pour ton témoignage !

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  14. Souvenir par Bride ,sentiment d’être abandonner , la Première étape été le Pavillon sur la gauche face a la grande maison pour les nouveaux ,en souvenir je m’efforcer de garder en mémoire la voix et le visage de m'a mère car aucun contact par téléphone , visite, j’écrivais et recevais du courrier avec toujours les même mots ,je mange bien ,je dors bien car il ne faillais pas ce plaindre et dire que la famille nous manquer ou après obligation refaire la lettre ,les douche collective ou dans les premier temps on me pousser de dans , le grand dortoirs dans la Grand Maison et beaucoup de ballade en montagne splendide j'aimai beaucoup déjà la nature avec un jeux avec des bandeau Bleu ,rouge ,vert ,a mettre au bras et une fois dans la montage ouvrir une enveloppe pour voir qui été nos ennemie et nos amie , le souvenir de certaine femme a la lingerie gentille ,d'autre qui nous forcer a manger de la cervelle ou du foie et tout çà passer sous les table rectangulaire comme je les lu ici j'aimerai voir en réalité a quoi ça ressemble maintenant me repérer et géolocaliser sur Google mes année 1970 pas plus, j'ai une photo ou je suis sur le perron de la grand maison pour le retour chez moi enfin ou je ne reconnaissais plus mon frère et m'a mère et le reste de la famille m’avançant vers eux sans rien dire alors que nous étions heureux de nous retrouver mais la peur retenais toute démonstration de joie ,pour m'a part ont m'avais envoyer la bas car jetait trop nerveux et pas assez de poids ,mais quand j'ai vue les autres qui ce balancer dans le lit pour s’endormir ou des violent je ne savais pas pourquoi jetait ici parmi eux ,pour moi jetait chez des dingues ou en maison de redressement comme on disait avant ,je ne n'est pas aimer cette séparation je les mal vécue en plus seul sans amis sans connaissance jouant souvent tout seul,y a aussi l'infirmerie car thermomètre tout les matin et j'ai connue l'infirmerie et le bleu de méthylène j’arrête la car ce n'est que des brides et pas forcement avec un bien être, mais content d'avoir trouver cette page et certains témoignage

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    1. Merci pour ce témoignage qui prouve une fois de plus, que la vie était dure à l'aérium !

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  15. est-ce possible d'avoir un lien Google Map pour situer et retrouver aérium d'Osse-en-Aspe Cordialement et merci pour votre témoignage et création sur le Net avec ce blog avec les autres témoignages souvenirs d'enfance ciment une fois adulte

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    1. Caché dans les arbres... "L'abri Montagnard", c'est ici : https://www.google.fr/maps/@43.0000473,-0.6254648,3a,75y,36.78h,103.5t/data=!3m6!1e1!3m4!1s4dIv7xvMVRC9xL1eN60URQ!2e0!7i13312!8i6656!6m1!1e1

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    2. Merci ! j'ai enfin des repérages pour y retourner, voir avec un regard adulte et nouveau, effacer des souvenirs ou les ressassées juste sur le terrain et gommer le négatif, ce qui est incroyable je me rappelle d'aucune amitié ... comme si dans cette grande Maison malgré la colonie garçons filles j'étais seul et à part ... encore Merci et j’espère voir d'autres témoignages plus récents 68.69.70 ( j'ai une photo devant la porte y a t'il une possibilité de diffuser ici)

      Sincèrement Patrick

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    3. Pour la photo, hélas, non. Il faudrait l’héberger quelque part et mettre le lien pour y accéder. Dommage.
      Ou me l'envoyer à mamleatoul@gmail.com. Je la publierais sur ce blog, en fin de cet article.

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  16. J'ai été des années 71 à 76 enseignant détaché de l'Education Nationale à l'aérium d'Osse et je peux témoigner de la véracité des propos négatifs apportés par les enfants au cours de leur séjour.
    Cet établissement était dirigé par un directeur, fonctionnaire du Ministère de l'Intérieur avec un personnel d'encadrement essentiellement féminin. Les conditions de travail imposées aux "monitrices" formées "sur le tas" étaient particulièrement rétrogrades et archaïques, ceci ayant des conséquences graves pour les enfants.
    Mes relations avec la direction étaient très conflictuelles, et mes interventions auprès de divers services ont été vaines. Seul un Inspecteur spécialisé de l'E.N. est intervenu après ma demande de mutation pour essayer de dénouer les tensions.
    Peu de temps après l’établissement a fermé pour des raisons que j'ignore
    (le personnel l'a appris à son retour des congés de fin d'année, sans avertissement préalable).
    Pourtant, je garde un très bon souvenir de mes relations avec mes élèves ainsi que du travail accompli. Ma totale autonomie pédagogique (ce que vivait mal la direction qui ne pouvait avoir "barre sur moi") permettait de répondre aux demandes des enfants tant sur le plan scolaire que relationnel. Nous pouvions mener différents ateliers (enquêtes hors de l'aérium, sorties nature, fabrication de cerfs volants, journal scolaire, marionnettes, etc...) dans la mesure du temps scolaire.
    Je garde des documents de cette époque et de très bons souvenirs des enfants. Il faut dire que pour moi il était aisé de motiver leur adhésion au travail scolaire et leur curiosité face à l'ennui de leur vie en pension.

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    1. Merci pour ce témoignage qui prouve que la gestion du site n'avait pas beaucoup évolué entre les années 50 et les années 70.
      Merci d'avoir apporté aux enfants en peu de douceur dans un monde de brutes !
      Pour la fermeture de l'établissement, peut-être simplement est-elle liée au fait qu'il n'y a plus de Sanatoriums et d'aériums, S.S. ?

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  17. Bonjour,
    Je suis allée 2 fois à l’Abri Montagnard, en 1970 et 1972, j’y restais longtemps au moins 6 et 8 mois car j’étais prolongée. Une fois, j’y suis allée avec ma petite sœur, alors que nous devions partir, j’étais à l’infirmerie (malade) mais j’avais eu le droit aux habits des « partantes », j’ai attendu que ma petite sœur sorte de l’école, quand je l’ai vu descendre du chemin, je sautais sur le lit pour lui montrer mes habits. Malheureusement, je suis restée un mois de plus, je me souviens du déchirement quand ma petites sœur est partie sans moi. J’ai les mêmes souvenirs que Patrick, du pavillon pour les « arrivants » et du jeu des 4 couleurs (j’ai adoré). Je me souviens des colis que nous devions mettre dans une grande armoire, pas question de ne pas partager, mais il y avait souvent des disparitions de chocolat et de bonbons. Nous allions à l’école par un chemin qui montait assez pentu, et nous jouions sous le préau. Les monitrices étaient sévères, le matin il fallait absolument manger une grosse tartine couverte de miel (que je jetais régulièrement derrière le radiateur). Il y avait une vue magnifique sur la montagne depuis le réfectoire. Pour m’endormir, je mettais mes mains sur mon cou et je me balançais doucement. Je voulais me « sauver »….Cependant, je n’ai pas que de mauvais souvenirs. J’y suis retournée avec mes enfants, la grande bâtisse était beaucoup plus petite que dans mes souvenirs (normal, j’ai grandi depuis). On nous a laissé aller au préau, qui était toujours là. Effectivement, maintenant, l’Abri Montagnard est un centre pour adultes autistes. Je vous remercie pour vos témoignages. Bernadette du Pas de Calais, à l’époque.

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    1. Merci pour ces quelques lignes de bons et mauvais souvenirs !

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  18. Que cela fait chaud au coeur et mal à l'âme de tomber enfin sur cette photo et cette page ! grâce à internet, l'aérium vient me claquer de plein fouet ! j'ai longtemps cru que c'étaient des divagations dû à l'enfance..... Quand je lis tous les témoignages, je me rends compte qu'il n'en est rien ! je n'ai fait que pleurer les deux mois où je suis restée là bas ! dès le premier jour j'ai reçu une claque car j'avais osé demandé l'heure du déjeuner à mon petit voisin de banc pendant la pause repos obligatoire avant le repas de midi ! les premiers jours en effet, nous allions au Pavillon le temps qu'une place se libère dans le dortoir des filles. On nous forçait à manger, sieste obligatoire, peu de sorties, on monter souvent au plateau, une grande cour grillagée où nous devions ramasser les feuilles ou des papiers pour la faire propre ! Il fallait se tenir à carreaux. Je me souviens d'une petite fille, bien plus jeune que moi, qui avait oublié de mettre ses baskets pour une après midi "marche". Les monos ne s'en étaient pas rendu compte de suite mais au bout d'un certain temps sur le chemin, la petite a été houspillée et personne ne bronchait. J'avais onze ans à l'époque, mais j'ai toujours la haine de certaines monos et la nausée quand je pense à cet endroit. J'étais très maigre et j'y ai pris 5kgs en deux mois, donc mes parents étaient contents. Somme toute le grand air avait dû me faire du bien mais ce fût la seule satisfaction. J'ai fait jurer à mes parents de ne jamais y retourner. Je précise en effet que on nous dictait notre courrier pour être certain que nous ne racontions que des choses positives et je me souviens également que mon courrier était lu. J'ai pu créer quelques liens avec d'autres enfants qui étaient aussi apeurés et frustrés que moi, mais depuis 1974 je n'ai plus jamais voulu avoir de souvenirs de cet endroit. J'ai cependant gardé toutes les lettres envoyées à mes parents et celles que je recevais....Elles sont toutes gardées dans une boite comme si malgré ma douleur, cet endroit ne pouvait se détacher et sortir de ma vie. Maintenant que j'ai 54 ans je pense toujours que ce n'était pas un endroit idéale et bientraitant, mais à l'époque peut être ne savaient ils pas faire autrement ???? alors je les excuse malgré cette blessure que je porte en moi et qui a quand même bien marqué mon enfance. Merci de m'avoir permis de partager avec d'autres anciens pensionnaires ce passage de notre vie que nous seuls pouvons comprendre même si nous l'avons raconté à nos parents ou nos frères et soeurs à l'époque. Personne ne peut ressentir les angoisses que nous avions, la nuit tombée ou au moment des repas. Marie Pierre. Haute garonne

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    1. Merci pour ce nouveau témoignage. On en est tous revenus après avoir pris quelques kg, et appris ce que "discipline" voulait dire.

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  19. J'ai 68 ans, j'y suis allée en 1956 pendant 3 mois , j'avais 8 ans et j'ai passé Noël là bas. Je me souviens du petit pavillon à l'entrée à gauche on y restait en quarantaine une semaine avant de nous mélanger avec les autres enfants dans le grand bâtiment. Ce qui m'avait semblé bizarre c'est qu'on nous avait mis un produit sur la tête et enveloppé la tête dans un grand torchon. Je ne savais ce que l'on nous faisait, j'ai compris plus tard que c'était un traitement au cas ou l'on aurait des poux. Je me souviens aussi que tous les matins au petit déjeuner il fallait manger une carotte crue (j'aimais ça) ou une cuillère d'huile de foie de morue (je crois que personne n'aimait ça) avant d'avoir le droit de manger notre pain et de boire notre bol . C'est une assistante sociale qui m'a accompagnée en train, j'habitais dans le nord de la France. Cette personne s'appelait Mademoiselle Courtecuisse, je peux vous dire que ce nom m'amusait beaucoup et que je ne l'ai jamais oublié. Une chose m'avait frappée aussi, nous devions avoir les cheveux coupés courts (j'avais toujours eu les cheveux longs, ma mère préférait les cheveux longs et frisés pour les petites filles) et lorsque je suis arrivée là bas il y avait une fille plus âgée qui avait une magnifique chevelure longue blonde toute ondulée. Cette fille a gardé ses cheveux longs tout le séjour, alors que nous passions obligatoirement au coiffeur tous les mois.Et je peux vous dire que cette coupe n'était pas terrible, quand m' mère m'a vue arrivée avec cette coupe à la Jeanne d'Arc elle a été surprise, et en plus j'avais grossi, j'avais l'air bouboule. Un autre souvenir quand nous nous lavions les dents, il y avait un même dentifrice de couleur rose pour tout le monde dans une boite ronde (genre boite à cirage) et chacun frottait sa brosse à dent dans cette boite pour prendre du dentifrice; vous imaginez les microbes. Malgré cela je n'ai pas de trop mauvais souvenirs à part que les monitrices étaient sévères, mais comme j'étais une enfant sage, je ne me souviens pas avoir été punie

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    1. Je garde le même souvenir du dentifrice rose mais il me semblait qu'il m'appartenait ?

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    2. en octobre 2016 j'y suis passé et j'ai bien reconnu le bâtiment principal. En arrivant dans le village j'ai trouvé qu'il était minuscule. j'y allais pour aller à la messe le dimanche, et je me souvenais que l'église était au bout d'une rue. J'avais le souvenir d'un pan de montagne sans aucune végétation avec des éboulis que je n'ai pas revu, mais la végétation a du pousser, car la montagne était bien verte. Ca faisait vraiment bizarre
      de me retrouver là après 60 ans

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  20. J'ai passé environ 18 mois en deux séjours à Osse, tout de suite après la guerre entre 1947 et 49, à cause d'une primo infection, j'avais 9/10 ans.
    A lire ces témoignages on pourrait croire que c'était un bagne pour enfants !!!
    Il ne faudrait tout de même pas exagérer.....et voir les choses avec les habitudes de l'époque et pas avec les yeux de l'an 2000...
    Oui nous étions "gavés", mais c'était pour la bonne cause, car nous sortions d'années de privations et de malnutrition,
    oui la discipline était stricte...mais elle l'était tout autant dans toutes les écoles communales de l'époque, et bien plus encore dans une colo catho que j'ai faite l'année suivante,
    oui la purge mensuelle n'était pas vraiment agréable, mais avec un peu d'astuce (et un peu de risques) on pouvait la jeter dans les lavabos....
    oui les lentilles étaient trop cuites et formaient une purée peu ragoutante que nous étions obligés de finir
    mais racler les grands plats de poissons frits de la cuisine était un privilège que nous nous disputions à ces grandes tablées....
    oui des monitrices étaient sympa et d'autres "peau de vache" entre autre la surveillante générale Mme Germaine, mais en dehors d'un tirage de cheveux, d'oreilles ou d'une petite calotte....choses qui se pratiquaient à l'époque dans les familles et les écoles... personnellement je n'ai jamais eu, ni vu, de coup ou de punition très sévères....et je n'étais pas plus sage que la moyenne....la directrice Mme Gaillon ou Caillon était une protestante rigide, sévère mais juste et très humaine, et l'instit Mlle Despiau (je crois) était adorable....Et merci de m'avoir rappeler ce nom : Mlle Courtecuisse, pourtant inoubliable de cette assistante sociale qui m'a ramené à Paris
    J'ai encore beaucoup de souvenirs...les douches (pas très chaudes) le cochon de la ferme que nous chevauchions quand il courait dans la descente vers la route, les grillons que nous faisions sortir de leurs trous avec un brin d'herbe, les combats de lucanes....la sieste dans le bâtiment des cures, ça c'était nettement moins drôle !!
    Je me souviens encore du ton de Mme Germaine :
    "En silence, sur le dos, immobiles, les yeux fermés, les bras le long du corps"
    Mais moi, parisien, pour la première fois loin de mes parents je découvrais émerveillé la campagne que je n'avais jamais vu !
    Je me suis amusé, j'ai ri, pleuré aussi parfois, mais quoi....la vie normale d'un gamin en 1948....

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    1. Merci pour ce nouveau témoignage. Je constate que tout le monde n'a pas vécu son séjour de la même manière... mais vos souvenirs sont assez comparable aux miens, quelques années plus tard.

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    2. Aimerais-tu quelques photos de l'Aérium en 1947/48 ??
      Histoires de se rappeler quelques souvenirs....bons et mauvais
      Amicalement

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    3. Ho, oui, bien sûr ! Merci d'avance.
      mamleatoul@gmail.com

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  21. J'ai passer 3 mois à l'aérium en 1956.
    Malou, quel souvenir, pliage des serviettes a la cantine,les monitrices,
    dans l'ensemble correctes mais en effet nos lettres étaient censurées et la discipline très dure. je souviens de la purge une fois par mois, nous restions couchés toute la journée sans manger.je n'ai jamais vu de punitions corporelles. mon plus beau jour, les habits de "partant".

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    1. Merci d'avoir laissé ici vos commentaires / souvenirs...
      Un vrai livre d'or !

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  22. Bonjour, j'y étais de août à décembre 1969. C'est vrai que c'était assez rigide mais j'ai gardé de très bons souvenirs, je me souviens encore de quelques amies, Annie et Agnès, notre mono, Solange et quelques autres, Raymonde qui était très gentille et Anne-Marie. Par contre, je me souviens que les menus étaient toujours les mêmes, tous les lundi, nous mangions la même chose, idrm pour les autres jours ! La tenue des partants....quel bonheur !

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